Amnésique

Publié le par Hélène

Je ne me souviens plus si j’ai mal ou bien froid,

Si c’est d’entre mes doigts qu’un chant s’est envolé…

Chant du cygne… étranger… L’absurde creuse en moi

Un labyrinthe ailé, niche des feux follets.

 

Je ne me souviens plus si c’est l’eau ou le sang,

Ou la cendre, qui sait, qui coule des blessures…

Si la guerre, si le sel, désertiquement blancs

Ont écrasé un homme et creusé les fissures.

 

Je ne me souviens plus si je suis, si j’étais,

Si le sol me connaît quand vole la poussière…

De la poudre d’étoile roule dans ses secrets,

Etincelle un instant, et se tait, meurtrière.

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Publié dans Alexandrins

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A
Nicole ressent au fond de la gorge une saveur prenante; je vais ajouter:comme le plaisir épicurien dans la dégustation d'un plat gouteux et délicieux dont on arrive pas à définir lrs ingrédients;<br /> si je dépasse le découragement engendré<br /> par le besoin de comprendre, alors , oui à la musique des mots<br /> exemple" l'absurde creuse en moi un labyrinthe ailé"<br /> je ne suis pas sûr de comprendre mais j'aime et mon oreille dit encore<br /> <br /> <br />
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N
Tes mots dansent et marchent et roulent sous la langue, au fond de la gorge, un plaisir, une saveur prenante, un epu âcre parfois... j'aime trop ce "désertiquement blanc"
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