Voici la première de ces compositions : j'ai demandé à mon amoureux à moi, et il m'a demandé de parler d'un jardin en automne, sous la forme d'une villanelle ; voici le résultat.
On voit toujours sa vie comme à travers un kaléidoscope. Déformée. Belle ou désespérée selon les heures. Et parce qu’il y a les jours de gloire et les jours de désespoir, j’écris, pour ne pas avoir à porter des sentiments trop lourds, qui m’étouffent. Quelques mots, simple échappatoire pour regarder sa vie dans un miroir et trouver le recul nécessaire pour avancer.
Le ciel était en berne au-dessus de la
ville
Et sa chape de pluie faisait pleurer les toits.
Tous ensemble, ils auraient fait un grand feu de joie
Mais c’est chacun chez soi et l’homme reste vil.
Le ciel a étouffé tout espoir de soleil
Electriquement gris, les chats se sont cachés
Derrière ces murs sans tain qu’on voudrait oublier,
Et ils ont attendu que l’humour se réveille.
Le ciel nous promettra de sauter sans ennui
Par-dessus les projets, et les larmes séchées…
Un élan insatiable d’avenir passionné
A fait luire leurs yeux et nos heures de suie.
Comme je ne déborde pas d'imagination, je vais m'en
tenir au thème lancé par La Michelaise tout récemment : ma cuisine. Ca tombe bien, j'y ai inauguré pas plus tard qu'hier ma cocotte minute (cela fait bien deux ans que je l'ai mais j'avais un peu
peur de ce "dépucelage" ; a posteriori, je suis bien contente d'avoir sauté le pas !), avec un beau couscous poulet et boulettes de viande, ma foi for réussi (sans vouloir me vanter)...
Alors, que dire de ma cuisine ?
Un biscuit cuit
A la cuillère,
Outrecuidant ;
Dans ma cuisine,
Cuivre et résine
Fondent, cuisant,
Court-circuités ;
Dans ma cuisine,
Comme une usine,
Chauffent benzine
Et acuité ;
Dans ma cuisine
Le feu voisine
Avec le cuir,
Promiscuité.
Toute heureuse d'avoir été "distinguée" par cet immense honneur, je n'avais pas encore pris le temps de vous faire part de mes blogs préférés...
Tout d'abord, un grand merci à La michelaise pour
m'avoir mis en tête de sa liste, même si je ne sais pas si son choix n'a pas été dicté par des critères un peu personnels... Un peu de partialité ne fait pas de mal !!
Voici donc mes sept blogs "préférés", un peu dans le désordre :
- Chic, dans "Flying
to the moon", nous fait découvrir un regard piquant et
toujours renouvelé sur le monde ;
- "La rémige
bleue" par Pierre-Louis nous raconte un conte original
et un peu extraordinaire ;
- Un peu de poésie ? "Ordinaire" avec
Vince, mais toujours très bien vu !
- Encore de la poésie ? la "Nouvelle plume" de
Langlais trouve toujours des mots justes ;
- "Les
cahiers de la colline" de Joseph nous offre des images
belles et un peu romantiques ;
- Encore des photos avec Moun, dont le "Regard" nous conte
une vie de fleurs et de quotidien ;
- Finalement, je ne pouvais manquer de citer Oxygène, et ses "Chroniques", dont
j'apprécie toujours autant le style et l'humour !!
Pour les autres blogs que j'aime, il y a les fameux liens de la colonne de droite, et puis de toute façon je vous aime tous très fort !!!!!
Maintenant sept secrets... il va falloir que je me creuse la tête, ce n'est pas facile de dévoiler tout en restant sexy... mais je m'égare... Sept révélations, donc :
- Je suis d'une gourmandise infernale... j'essaie bien de me restreindre, mais manger, c'est tellement bon... d'ailleurs, je n'aime rien tant que de faire la cuisine ;
- Je trouve que le pire mois de l'année est Février... Froid, humide, je suis toujours un peu raplapla à cette époque là ;
- Quand j'écris des poésies, c'est d'abord pour jouer avec les mots... je n'ai pas toujours ressenti ou testé ce dont je parle. Mais vous deviez vous en douter un peu non ?
- La seule solution pour lire un livre en plus de deux jours, pour moi, c'est de le lire en anglais, sinon je ne m'arrête qu'une fois passée la dernière page ;
- La musique que je préfère, c'est... l'opéra, et surtoute Verdi ;
- Je déteste les endives (ah la bouffe, on y revient toujours !) ;
- Je n'ai jamais su dessiner, à part les maisons et les ombres de chat... mais je fais des efforts pour me soigner, sisi je vous jure !
Ouf ! J'y suis arrivée !! Je conçois que mes révélations soient peu originales, mais tout est vrai !!
Et au prochain post, je me remet à la poésie !
Pour voir les détails, je vous invite à aller dans l'album photo
"calligrammes", ICI.
Je marche
Bourrasque de pluie
Dans mon dos
Bravo et
merci à tous ceux qui ont participé au petit jeu de châteaux, à ceux qui ont tout trouvé, à ceux qui sont juste passé en coup de vent ! Voilà la solution :
La belle dame rit, galanterie en bouche,
Cheverny
Verni superficiel, le regard d'une biche...
Chenonceau
Non ! Sauvage, elle s'enfuit, fuit le temps, nuit des dieux ;
Son coeur encore s'échine, on la suit,
amoureux. Chinon
Et la dame riait, fôlatrait dans les champs
Chambord
Bordés d'amours en cage, et au bord de l'étang,
Amboise
Boiserie de cristal, son coeur anesthésié
Plongeait dans la saumure,
insensibilisé.
Saumur
Elle ne rira plus, son caducée
brisé
Ussé
Git, son âme servile en dryade
muée
Villandry
Pleure, son beau regard s'éteint. Et son galant,
Beauregard
Gémit, luxe l'ardeur, taille en pièce
l'instant.
Langeais
Je dois dire que ce petit week-end m'a vraiment inspiré. C'est sans doute d'avoir
tant rêvé de princesses et d'amour moyen-âgeux. Je vous propose donc une nouvelle "création" que m'ont inspirée les jardins de Villandry, où l'on trouve les "jardins d'amour". Si vous voulez
l'explication précise, allez donc sur leur site, ici. Mais trêve de bavardages, et place à la poésie !
Tendrement effeuillés, de danse en séduction,
Les coeurs voilés intriguent, entrent en conversation,
Roses ;
Quand la passion déchire, vol de flammes flûtées,
Un coeur écartelé se perd en bal masqué,
Rouge ;
Volages sentiments et moqueries cruelles,
La traîtrise est cachée par un bel éventail,
Jaune ;
Mais l'honneur est brisé par l'amant effronté ;
Alors la lame luit en fleurs assassinées,
Sang.
La belle dame rit, galanterie en bouche,
Verni superficiel, le regard d'une biche...
Non ! Sauvage, elle s'enfuit, fuit le temps, nuit des dieux ;
Son coeur encore s'échine, on la suit, amoureux.
Et la dame riait, fôlatrait dans les champs
Bordés d'amours en cage, et au bord de l'étang,
Boiserie de cristal, son coeur anesthésié
Plongeait dans la saumure, insensibilisé.
Elle ne rira plus, son caducée brisé
Git, son âme servile en dryade muée
Pleure, son beau regard s'éteint. Et son galant,
Gémit, luxe l'ardeur, taille en pièce l'instant.
Bonjour,
Je ne suis pas très active ces derniers temps sur la blogosphère... Je suis vraiment désolée de vous négliger ainsi, mais j'ai deux bonnes raisons, voyez-vous...
La première, éculée et redite, c'est un drastique manque d'inspiration et d'énergie pour "fabriquer" à force de reflexion des mots pas trop creux... La seconde, est elle aussi rebattue : je suis
débordée.
Ca y est, je vous vois sourire : "Ah les jeunes, dès qu'on leur demande quelque chose ils ne s'en sortent plus, etc." Il n'empèche, j'ose dire qu'avec un stage à plein temps, un rapport à pondre
(du début à la fin, oui oui :( ) d'ici 15 jours et toutes mes soirées prises par des entretiens d'embauche ou des recherches de job interessant, je ne m'en sors pas.
Alors je vais faire comme ça : je mets la poésie entre parenthèse pendant quelques jours/semaines, le temps d'avoir mon diplôme et de trouver un job (ou à défaut de finir mon stage), et dès que
possible, je reviens vers vous !
A bientôt !!
P.S. (très important, mais je crois qu'on lit plus les P.S. que le corps de texte) MERCI à tous de vos gentils commentaires ! Ils me font à chaque fois un plaisir immense... comme de lire vos
blogs respectifs, mais je vais aussi devoir me priver de ce plaisir quelque temps faute de... temps...
Je pense à l'avenir qui s'éteint sous mes pas,
Braises décolorées par un présent douteux ;
Je pense aussi à toi qui ne dit rien, frileux,
Fétichisme secret de ces mots anémiés.
J'ai pensé à la peur de te voir louvoyer,
J'ai pensé à l'espoir, devenir tortueux ;
Dans mon fort intérieur, fortin bardé de voeux
Où la raison s'enfuit, j'ai pensé...
Si le coeur vous en dit, si l'inspiration est là, pourquoi ne pas finir ce vers... ou le sonnet, bien sur !
"Celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni passion."
René Char
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