Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 09:15
Comme vous l'avez sans doute compris, j'ai passé le week-end loin de notre capitale surpeuplée et suréclairée. Allons, vous vous doutez bien qu'il y a une raison si je vous raconte cela, et je suis presque sure que vous avez déjà deviné.
Si j'étais maire de Paris, j'organiserais non pas une nuit blanche mais une nuit noire ! Je la planifierai au mois d'août, lorsqu'il fait encore chaud mais que les jours commencent à raccourcir, et cette nuit là, je déciderais d'éteindre tous les éclairages publics. J'interdirais à toutes les voitures de circuler à partir de 18h. Plus encore, je demanderais à tous les commerçants d'éteindre leur enseigne (voire je ferais passer des volontaires dans les rues pour éteindre celles des plus récalcitrants) et je distribuerais à l'entrée de tous les métros des petites lanternes en papier. Ou des lampions miniatures de toutes les couleurs. Et puis sur tous les ponts, je demanderais aux professeurs d'astronomie, aux fondus des étoiles, aux conteurs et aux acteurs de se mettre à disposition de chacun pour raconter les galaxies, les géantes rouges et les naines blanches (à moins que ça soit le contraire), les légendes venues des étoiles. Et les gens pourraient entendre ici la légende de Callisto et là la formation d'un trou noir...
Parce qu'il n'est pas de plus grand petit bonheur que de lever les yeux et de regarder les étoiles.

EtoileFilante

Je lève les yeux vers l'infini, éther,
Et filent les étoiles... Mystère...

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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 10:25
Je suis dans le train... pourquoi ? c'est bien simple : je suis allée avec mon amoureux passer le week-end, lundi compris, chez "beau papa et belle maman", l'expression étant usurpée mais elle me fait rire. Je vous rassure tout de suite, j'ai passé un bon week-end : beau papa sait bien choisir le vin et l'armagnac, belle maman avait fait un pot au feu au chou (rien que d'en parler, les poils se dressent sur mes bras) mille fois moins bon que celui de ma maman (d'abord y'avait pas de mique et j'ai pas vraiment pu "faire chabrot" - vous trouverez tous les détails ICI, il y avait du chou, ce qui donne un drôle de goût au bouillon, qui d'ailleurs n'était pas assez dégraissé à mon goût), moins bon aussi que celui que je fais (faut pas non plus abuser) mais quand même correct... Et puis je n'ai eu que 9 trous de golf à suivre dans la boue (et même pas sous la pluie), j'ai fait de jolies photos de branches d'arbre mortes sur ciel gris, bref... un week-end agréable, somme toute !
Mais je me laisse aller à tout raconter alors que le contenu de mon message n'est pas du tout celui-là. Nous étions arrivés en voiture à Rennes vendredi soir. Comment se fait-il que je rentre en train sur notre belle capitale ?
L'Homme (le mien en tout cas) a décidé de ramener à Paris son "bureau" (je vous en mettrai une photo bientôt, que vous puissiez vous rendre compte de la taille de la bête), bureau qui certes se démonte en un nombre quasi incalculable de morceaux (quatre, je crois, sans compter les tiroirs et autres vis en pagaille, mais ce ne sont pas les vis qui prennent beaucoup de place), mais prend pour autant toute la place dans la voiture. Me voici donc reléguée au train, toute seule, et je me creuse la tête pour trouver quel sera le petit bonheur de demain (certes, j'ai des listes qui s'allongent, mais j'ai du temps, autant en profiter).
A côté de moi, il y a une grand mère qui lit, un couple qui se bécote, un post ado qui dort et une famille qui crillaille. Pas de quoi faire le plein de bonheurs ! Et pourtant, pendant que son petit frère hurle à la mort, la petite fille (oui, dans la famille qui crillaille, il y a deux enfant, petit frère et grande soeur, trois et six ans) la petite fille donc regarde autour d'elle, curieuse, et s'avise de ma présence. Elle m'examine un moment. Je me soumets à son investigation, tranquille, je n'ai que ça à faire, ayant fini mon livre, feuilleté le magazine féminin stupide pendant dix minutes et n'ayant pas envie de dormir. Echange prolongé de regards, puis mademoiselle esquisse un sourire timide, puis d'un coup, voyant que je ne suis pas méchante, se met à rayonner, ses petits yeux fixés sur moi... Les enfants sont magiques !



Petit digression sur le pot au feu :

Je sais que certains mettent du chou dans le pot au feu. Je suis résolument contre. D'une part, le chou va "troubler" le bouillon, lui donner un air moins net, un peu trop de consistance. D'autre part, le goût du chou ne sied pas à la viande de boeuf. Si vous voulez mettre du chou dans un plat de ce type, la potée est parfaite !
Par ailleurs, certains, sous des prétextes "historiques" soutiennent qu'il n'y a pas de pommes de terre dans le pot au feu. Après tout chacun fait comme il veut, mais affirmer que la pomme de terre est interdite sous prétexte qu'elle n'est consommée en Europe que depuis trois siècles, c'est se priver d'un petit bonheur, parce que la pomme de terre, elle, sied très bien à la viande de boeuf.
Deux autres incontournables du pot au feu : la mique et "faire chabrot"... La Michelaise vous explique cela mieux que moi, et vous comprendrez bien pourquoi je me suis sentie un peu frustrée !
Le dernier point à ne pas négliger est le bouillon, ou plus exactement le dégraissage du bouillon. Pour cela, deux solutions : le soir où vous déguster le plat juste cuit, il est conseillé d'utiliser une saucière ou une théière pour verser le bouillon dans les bols en éliminant la graisse. Et pour le lendemain, il suffit de mettre le tout au frigo et d'enlever soigneusement la couche durcie avant de remettre le bouillon à chauffer... Mine de rien, cette étape est très importante !



dessin enfant

L'instant aérien et candide se suspend
Dans l'éclat du sourire d'un ange.

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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 12:00
Il n'y a pas, dans la vie, et dans ce blog, que des petits bonheurs... après tout, je me vante de faire de la poésie, n'est-ce pas. Allons, il faut que je me lance... Ce n'est pas toujours facile, parfois très personnel, voire encore un peu plus (les mots qui suivent en sont un bon exemple, vous verrez) : on se cache derrière un anonymat insignifiant, qui dévoile plus qu'il ne cache, et en cherchant quelques instant, n'importe laquelle de mes connaissances pourrait me lire. Ais-je pourtant à avoir honte ? Pas facile à dire : c'est une partie de moi que j'expose, et je ne vois pas ce qui pourrait m'inciter à la cacher, et pourtant...
Peut-être est-ce simplement la peur que ce type d'exposition nous fragilise qui nous fait nous cacher encore et toujours, garder pour nous et "pour ceux qui savent m'apprécier" nos réalisations... Allons, il est tard et je ne sais plus ce que j'écris : laissons la place aux mots !

Je sentirai tes lèvres flâner sur mon corps,
Tes mains creuser mes reins, 
Désir à fleur de peau.

Je sentirai l'envie fructifier dans mon sein,
Ta peau fleurer le feu
Des baisers, vibratoire.

Je sentirai un doigt aventureux, entrer,
Effleurer le pécher,
Plaisir affleure des sens.


Je sentirai, sur chaque parcelle de peau,
Cette soif de plaisir,
M'abreuver de ton corps. 

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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 16:23
musique


La mélodie en ronde bosse valse et vient,
Tourbillonne, mélopée ténue... 


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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 11:40
Il faut que je vous confesse quelque chose : j'ai des goûts de luxe. Pas pour tout, heureusement, mais plus on goûte aux bonnes choses, moins on sait s'en passer. C'est ainsi que je me suis convertie au café Nespresso, au "kusmi tea" et au chocolat Michel Cluzel. Cependant, ces goûts de luxe ne concernent pas seulement l'épicerie fine, mais aussi l'habillement. Plus exactement, l'hiver, j'ai de plus en plus de mal à porter autre chose que de pulls en cachemire. C'est vrai que raconté comme cela, ça fait un peu snob, mais c'est tellement doux, tellement chaud... rien ne vaut le cachemire ! Parfois, je me permets même de le porter à même la peau... Sentir tout contre soi les doux poils de jeune chèvres, c'est irremplaçable !

cachemire.JPG


Pelure de caprin sur ma peau déposée,
Pelote au doux palper, peluchée.

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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 09:29

L'origami est le nom japonais de l'art du pliage du papier.

Un des plus célèbre modèle d'origamis est la grue du Japon. C'est une figure emblématique, un symbole de longévité. Une légende dit même : « Quiconque plie mille grues de papier verra son vœu exaucé ».

La grue d'origami est devenue un symbole de paix depuis qu’une jeune fille japonaise, exposée, enfant, au rayonnement du bombardement atomique d'Hiroshima, décida de plier mille grues pour guérir. Elle mourut de leucémie à l’âge de douze ans, après avoir plié 644 grues. Ses compagnons de classe plièrent le nombre restant et elle fut enterrée avec la guirlande de mille grues.

Ses amis érigèrent une statue en granit la représentant debout, les mains ouvertes, dans le parc de la paix d’Hiroshima , un vol de grues de papier au bout des doigts.

Depuis, il est entré dans la tradition de plier mille grues en papier lorsqu'un proche ou bien un ami est gravement malade. Au-delà de la superstition, cet acte procure courage et volonté au malade, qui se sent ainsi entouré.

 

Je ne saurais pas plier mille grues, j’ai bien assez à faire avec mes petits bonheurs… Mais je vous en offre une, petit symbole de paix, amour, prospérité, santé, et que vos vœux soient exaucés.

 

OrigamiGrue

Un ongle crisse, et crie le pli cristallisé,

Papier de soie fléchit sous mes doigts.


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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /2010 09:39
Il faut bien que je remercie Oxygène de son joli hommage coloré, dans son dernier post... Avec mon pseudo qui prend visiblement tout l'espace visuel et toute la gamme de couleurs acidulées, je suis comblée !!
C'est l'occasion de vous raconter ce que signifie "Koka"... Je ne crois pas vous en avoir déjà fait part. Voici l'histoire :

"Il était une fois une jeune fille qu avait ma foi un nom assez joli mais sans originalité superflue... Son unique fait de gloire était de n'être pas si commun sans pour autant être vieillot ou démodé, ce qui n'est pas si courant de nos jours ! Un peu rond en bouche, c'était un prénom que l'on trouvait dans tous les dictionnaires dévolus à la cause universelle du choix du nom de bébé.
Or il advint (je digresse, mais je trouve que cette formulation est très "biblique"... très approprié, tout ça !)...
Or il advint que cette jeune fille fut admise dans une école, de ces écoles qu'on nomme "grandes" et qui n'ont de grandeur que dans la folie...
Dans cette école, donc, l'usage était de n'appeler personne par son prénom d'origine mais d'affubler chacun d'un surnom original. Il y a tout de même une explication à la plupart de ces surnoms (du moins pour ceux qui ont joué le jeu et accepté le petit nom donné par leurs pairs)."

(Je repasse dans un style un peu moins ampoulé...)

Comme vous l'avez deviné, c'est là-bas que le surnom de Koka m'a été donné, et il m'est resté depuis... L'explication tient en deux mots : "koala kamikaze" !! Koala, c'est pour la douceur et le sérieux extérieur, Kamikaze, c'est pour mon moi profond, ma folie intérieure qui en a dérouté plus d'un !
Et depuis ce jour, je ne m'étonne plus si on me dit que j'ai des bourres de poils dans les oreilles ou si on me demande si je reveux un peu d'eucalyptus !

Le petit bonheur d'aujourd'hui (vous avez vu, j'ai réussi à publier deux jours d'affilée, Dieux que je suis fière de moi !!) n'a pas beaucoup de rapport... mis à par la couleur peut-être... Et comme je n'ai pas d'appareil photo à part mon téléphone portable, j'ai tenté de faire une petite illustration, mais je ne suis pas convaincue par mes images... m'aiderez-vous à choisir ?


ongles-bleus1ongles-bleus2

ongles-bleus3ongles-bleus4vernisNoir

Ce n'est ni froid, ni peur, ni la porte claquée
Mais ce soir, j'ai de beaux ongles bleus !

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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 11:43
Le mois de janvier est vraiment horrible... comment ça nous sommes déjà en février ?? Cela ne change pas mon propos, qui est d'ailleurs le suivant : Le mois de janvier est horrible d'abord parce qu'il fait froid et humide, parce que Noël est passé et ne reviendra pas avant un an, et parce qu'en plus des gens très méchants ont décrété que ce mois déjà bien insupportable serait celui des bonnes résolutions. Or je suis une spécialiste de la bonne résolution non tenue... ça vous est déjà arrivé ? Chaque année, je me dis que je ne prendrai pas de bonne résolution, et j'en trouve toujours une ou deux qui me semblent tellement importante que je n'ose pas ne pas les prendre (et là, je suis en train de me perdre dans mon raisonnement... désolée pour vos pauvres neurones). Et bien sur, invariablement, je ne les tiens pas. C'est réglé comme du papier à musique.
Pourquoi, me direz-vous, cette digression bien peu poétique ? Je suis sure que vous avez déjà deviné : une de mes bonnes résolutions était de tenir mon blog à jour plus régulièrement... vous avez admiré le résultat ? Je me relâche, je me laisse aller et les notes s'accumulent dans le petit carnet qui ne me quitte pas. Impardonnable.
Forte de ce constat, je me suis laissée allée hier à faire un petit calcul : j'ai pour ambition de réunir 1001 petits bonheurs, or à mon rythme actuel (approximativement et pour être optimiste) d'un bonheur par semaine, j'en ai pour... 1000/50 = 20 ans !!! Horreur !!! Damnation !!! Reprenons le calcul suscité... si j'arrive à maintenir le rythme d'un bonheur par jour (après tout, ils font deux vers, soit 21 pieds, ça semble possible, en s'organisant), j'arrive au chiffre plus raisonnable d'"un peu moins de trois ans"...
Alors mes amis, il n'y a qu'une chose à faire, s'y mettre, et comme nous ne sommes déjà plus au mois de janvier, ce n'est plus une bonne résolution, alors peut-être arriverais-je à garder le rythme.

PS : Bien sur, quand je laisse mon blog en friche, je laisse les vôtres aussi à l'abandon. Je vous prie de m'excuser pour mon comportement un peu lunatique et vous prie tous de croire (non, pas à mes sentiments respectueux) que ce n'est pas parce que je n'aime pas vous lire, mais bien par flemme... Shame on me ! Je compte bien rattraper mon retard rapidement !

Et maintenant, le "petit bonheur du jour" :


flèche


Donner un peu de son sang, un peu de soi, et puis...
Être fier d'entrevoir les étoiles !


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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 10:19

paris neige5
Mes pas me mènent sur les traces
De la ville de glace,
Impertinence.
Tourbillonne l'instant,
Crisse le temps,
Silence.


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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /2009 14:09
Ce soir, la lune sera bleue... Je cite : "Cela signifie-t-il que nous la verrons de couleur bleue ? Quelle est l'histoire de ce phénomène ? Pratiquement inconnue chez nous, la Lune bleue navigue, dans les pays anglo-saxons, entre astronomie et folklore, la première ayant curieusement et involontairement alimenté la seconde. [...] En dehors de [rares] événements, personne n'a jamais vu de lune réellement bleue : l'expression populaire anglo-saxonne  Once in a blue moon  signifiant  Tous les 36 du mois, usitée depuis 400 ans, montre à quel point l'événement est rarissime. L'astronomie connaît aussi la locution blue moon , et la définit comme étant la seconde Pleine Lune d'un mois calendaire. Les Lunes bleues se produisent alors 7 fois tous les 19 ans, à dates variables selon les lieux d'observation, car, bien que la Pleine Lune apparaisse partout en même temps sur terre, il y a quelques variations selon les heures locales."
Trêve d'explications astronomiques... passons à la poésie : c'est joli, n'est-ce pas, une lune bleue ?

lune bleue

Quand la lune paraît,
Bleue, les hommes dorment,
Calfeutrés dans leurs nids,
Rêvant de gloire et d'or...
 
Pourtant dans les sous-bois
Les fées et les lutins
Dansent, valsent et s'amusent.
 
Quand la lune paraît,
Bleue, un instant se tait
L'univers, puis un rire
Azuré, carillonne...
 
Des larmes de rosée
A bout de graminés,
Scintillent, lunatiques.

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Anamorphose ?

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"Celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni passion."

 

René Char

Le calendrier lunaire

 
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